Pour cette rentrée littéraire 2019, vos bibliothécaires vous ont fait une sélection 100 % féminine :

Victoria MAS. Le bal des folles.

« Chaque année, à la mi-carême, se tient un très étrange Bal des Folles. Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Réparti sur deux salles – d’un côté les idiotes et les épileptiques ; de l’autre les hystériques, les folles et les maniaques – ce bal est en réalité l’une des dernières expérimentations de Charcot, désireux de faire des malades de la Salpêtrière des femmes comme les autres. Parmi elles, Eugénie, Louise et Geneviève, dont Victoria Mas retrace le parcours heurté, dans ce premier roman qui met à nu la condition féminine au XIXe siècle. »

Dispo à la Biblinsa : R MAS

Cécile COULON. Une bête au paradis.

« Le roman fiévreux d’une lignée de femmes envoutées par ce qu’elles ont de plus précieux : leur terre. Puissant et Hypnotique. La vie d’Émilienne, c’est le Paradis. Cette ferme isolée, au bout d’un chemin sinueux. C’est là qu’elle élève seule, avec pour uniques ressources son courage et sa terre, ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel. Les saisons se suivent, ils grandissent. Jusqu’à ce que l’adolescence arrive et, avec elle, le premier amour de Blanche, celui qui dévaste tout sur son passage. Il s’appelle Alexandre. Leur couple se forge. Mais la passion que Blanche voue au Paradis la domine tout entière, quand Alexandre, dévoré par son ambition, veut partir en ville, réussir. Alors leurs mondes se déchirent. Et vient la vengeance. Une bête au Paradis est le roman d’une lignée de femmes possédées par leur terre. Un huis clos fiévreux hanté par la folie, le désir et la liberté. »

Dispo à la Biblinsa : R COU

Bérengère COURNUT. De pierre et d’os.

« « Les Inuit sont un peuple de chasseurs nomades se déployant dans l’Arctique depuis un millier d’années. Jusqu’à très récemment, ils n’avaient d’autres ressources à leur survie que les animaux qu’ils chassaient, les pierres laissées libres par la terre gelée, les plantes et les baies poussant au soleil de minuit. Ils partagent leur territoire immense avec nombre d’animaux plus ou moins migrateurs, mais aussi avec les esprits et les éléments. L’eau sous toutes ses formes est leur univers constant, le vent entre dans leurs oreilles et ressort de leurs gorges en souffles rauques. Pour toutes les occasions, ils ont des chants, qu’accompagne parfois le battement des tambours chamaniques. » (note liminaire du roman) Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n’a d’autre solution pour survivre que d’avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d’une quête qui, au-delà des vastitudes de l’espace arctique, va lui révéler son monde intérieur. Deux ans après son roman Née contente à Oraibi, qui nous faisait découvrir la culture des indiens hopis, Bérengère Cournut poursuit sa recherche d’une vision alternative du monde avec un roman qui nous amène cette fois-ci dans le monde inuit. Empreint à la fois de douceur, d’écologie et de spiritualité, De pierre et d’os nous plonge dans le destin solaire d’une jeune femme eskimo. Édition augmentée d’un cahier de photographies. »

Dispo à la Biblinsa : R COU

Albane LINYER. J’ai des idées pour détruire ton ego.

« Léonie, 27 ans, a le flegme pragmatique. Elle travaille chez McDo pendant la journée, garde la petite Eulalie le soir et se laisse porter par la vie. C’est souvent l’image d’Angela qui lui vient quand elle ferme les yeux et se laisse aller à une douce rêverie ou à des fantasmes plus crus – car Léonie a souvent la dalle. Le jour où elle se retrouve avec Eulalie sur les bras, elle met les voiles, direction le sud de la France où, croit-elle, Angela, se languit depuis dix ans… Avec J’ai des idées pour détruire ton ego, Albane Linÿer nous offre un premier roman troublant sur le désir et ses limites. Quand la colère et la vengeance se substituent à l’amour, ne restent plus que les idées pour détruire l’ego de l’autre et la fuite en avant pour oublier. »

Dispo à la Biblinsa : R LIN

Samira EL AYACHI. Les femmes sont occupées.

« Elle doit monter une pièce de théâtre. Finir sa thèse. Lancer une machine. Régler des comptes ancestraux avec les pères et les patrons. Faire la révolution – tout en changeant la couche de Petit Chose. Au passage, casser la figure à Maman Ourse et tordre le cou à la famille idéale. Réussir les gâteaux d’anniversaire. Retrouver la Dame de secours. Croire à nouveau en l’Autre ? Comme toutes les femmes contemporaines, la narratrice de ce roman est très occupée. Découvrant sur le tas sa nouvelle condition de « maman solo », elle jongle avec sa solitude sociale, sa solitude existentielle, et s’interroge sur les liens invisibles entre batailles intimes et batailles collectives. »

Dispo à la Biblinsa : R AYA

Emma BECKER. La maison.

« Du Nana de Zola au King Kong théorie de Virginie Despentes, la prostituée est, depuis toujours, une figure littéraire. Pour autant, lorsqu’un matin d’été Emma Becker est entrée dans mon bureau, je suis restée sans voix. J’avais passé la nuit précédente avec le manuscrit de La Maison et j’étais encore sous l’emprise du texte et de ce monde interdit au cœur duquel elle m’avait entraînée, de chambre en chambre, d’une fille à l’autre. La précision de son écriture sans l’once d’une afféterie, l’intelligence de ses silences, la force addictive de ce que je savais déjà être un grand livre sur la puissance des femmes et l’abyssale solitude des hommes ne m’avaient pas préparée à rencontrer un auteur si jeune. Je contemplais sa silhouette adolescente, son visage de madone qui absorbait la lumière pendant qu’elle répondait sérieusement à mes questions. Trois ans auparavant, après avoir publié deux livres salués par la critique, Emma Becker avait donc rejoint une maison close berlinoise pour écrire – de l’intérieur, à l’intérieur – la singularité de son expérience, sa vérité. L’aventure devait durer une année, elle y resta deux ans et demi. Pourquoi ? « Parce que j’y étais bien. Si la Maison n’avait pas fermé peut-être y serais-je encore… » répondit-elle tranquillement. Au-delà des polémiques féministes que La Maison transformera en matière inflammable, Emma Becker s’imposa alors à moi comme l’incarnation même de la liberté sereine. » (Anna Pavlowitch)

Dispo à la Biblinsa : R BEC

Audur Ava OLAFSDÓTTIR. Miss Islande.

« Islande, 1963 – cent quatre-vingt mille habitants à peine, un prix Nobel de littérature, une base américaine, deux avions transatlantiques, voilà pour le décor. Hekla, vingt et un ans, emballe quelques affaires, sa machine à écrire, laisse derrière elle la ferme de ses parents et prend le car pour Reykjavík avec quatre manuscrits au fond de sa valise. Il est temps pour elle d’accomplir son destin : elle sera écrivain. Sauf qu’à la capitale, on lui conseille de tenter sa chance à l’élection de Miss Islande au lieu de perdre son temps à noircir du papier. Entre deux petits boulots, Hekla se réfugie chez Ísey, amie d’enfance convertie en mère de famille par un amour de vacances. Ou auprès de Jón John, fils illégitime d’un soldat américain qui rêve de quitter son île pour vivre de stylisme et de l’amour d’un autre homme… Avec la sensibilité, l’humour et la délicatesse qui lui sont si personnels, Auður Ava Ólafsdóttir interroge dans son sixième roman la relation de deux pionniers qui ne tiennent pas dans les cases, prisonniers d’un monde lilliputien et conservateur. Miss Islande est un magnifique roman sur la liberté, la création et l’accomplissement. »

Dispo à la Biblinsa : R OLA

Rentrée littéraire 2019 #1
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